C’est quoi cette foutue nostalgie de merde! Non mais je reprends pas lundi moi, et on est que mercredi même! Demain soir je fais la fête moi, et puis je commence pas avant le 12, et encore, fin septembre plutôt. C’est quoi cette foutue sensation de se sentir seul, froid et retourné comme si on venait de terminer quelque chose de vraiment important, une page de notre vie peut être...Il s’agit seulement d’un été de plus, qui comme d’habitude ne s’est pas du tout déroulé comme prévu, que cela soit positif ou négatif, mais on est pas là pour faire la liste de ces choses là. On est là pour quoi en fait?
J’en sais rien, j’avais envie d’écrire, de décrire ce sentiment et ces sensations. C’est dramatique à quel point je m’applique à rester sensée et sage, j’aurais envie d’être seule dehors à regarder les étoiles, histoire qu’il n’y ai aucune autre lumière que celle de la lune. Je suis un peu trop romantique là, mais c’est juste une envie, c’est juste pour me libérer, généralement ça marche. Ca marche toujours de se libérer en fait... My tears.
Ca passe tellement trop vite tout ça, et puis plus on avance dans les années et plus on grandit, et plus on se rend compte du vrai sens de la vie et de ses valeurs, de la façon dont on va pouvoir financer le permis, ou les études, ou le futur appartement, ou le piano, ou les cours au conservatoire. Ca fait peur en fait, j’ai que 18 ans et il faut déjà penser à tout ça, à ce qui se passera dans 2 ans et des poussières, savoir si je vais y arriver ou si je vais juste foutre de l’argent en l’air pour un rêve impossible. C’est con de se poser des questions maintenant, juste avant d’aller dormir, genre que je vais pouvoir me reposer maintenant, j’aimerais bien parler mais il n’y a personne, donc j’écris. Ca ne m’était pas arrivé depuis longtemps d’écrire la nuit, et surtout pour parler d’autre chose que d’amour & cie. J’ai du grandir quand même un peu en un an. Je vois un peu plus loin maintenant, peut être un peu moins bien, mais plus loin quand même.Je suis fière de moi quand même. Je suis fière de cette année, de ce que j’y ai découvert, par exemple la complexité mêlée de beauté intemporelle du jazz, et puis j’ai continué à découvrir la vraie nature de la musique en général. Je suis fière d’avoir eu mon année, à la fac et en musique, je suis fière de les avoir rendu fiers de moi. Je suis fière des gens que j’aime, je suis tellement fière d’avoir eu un peu confiance. Par la même occasion je suis dégoutée d’avoir craqué tant de fois et d’avoir eu si peur.
Objectivement tout va bien, demain soir je les vois, ces personnes pour qui je me suis énormément rapprochée pendant les vacances, après demain je vois mon deuxième amour, concert de jazz, Belleruche. Samedi aussi, et dimanche de même. Samedi j’aurais même de quoi m’amuser dans ma chambre. Et puis tout va bien même, j’ai bientôt fini de lire mes livres, je vais pouvoir commencer ceux de la fac. Vous connaissez la sensation d’avoir terminé un livre et d’être triste de quitter ce monde si merveilleux créé par l’intermédiaire de ces pages? C’est un peu la même sensation qu’en ce moment.
Bon subjectivement c’est une autre histoire, je n’ai plus vraiment envie de m’y attarder dessus tant que rien n’est sûr et que tout peut changer en si peu de temps. Seulement mon papillon est toujours là, et il est près à s’envoler au moindre signe. À bon entendeur, bonne nuit!
Autre chose : putain mec, j’ai envie de jouer sans m’arrêter pendant des heures pour trouver LA chanson qui me fera démarrer, et qui me rendra tellement bien que je pourrais la jouer des heures et des heures, sur scène, devant toutes les personnes du monde et être fière et les rendre heureux. =)Finalement il ne s’agit que de fierté, si on entend que la confiance = la fierté...
Mood : C'était Muse dans Showbiz, puis Ella, et This Love pour finir avec Missy, on finit toujours avec Missy...
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