C'était peut être Leo, ou Armand, ou Guillaume, ou Tim, ou Jean, ou HN, ou Kevin et son accent, ou Thomas et son sax, ou Number One et ses yeux, ou Pickman. Pickman. Lui il dura longtemps, très longtemps, et puis ça a changé en MrP. Et puis finalement, MrP s'est effacé de lui même pour laisser place à la vraie personne que je cachais en dessous de ces surnoms idiots.
Lui en fait, sous sa carapace de rocker en herbe se cache un vrai gamin, un grand gamin, et même s'il a 20 ans. Il continue toujours à rêver, enfin je suppose. Mais c'est un grand enfant en fait, même s'il fait face à des tas de difficultés ou de... merde je retrouve pas le mot. N'empêche qu'avant, au moment où je ne le connaissais pas, je ne voyais pas ça, pas ça du tout. Et puis de toute façon je ne le voyais jamais sourire, je voyais juste l'extérieur et son charme et ça me fascinait. Et puis malgré ses défauts, son visage si on peut seulement se référer à un idéal de beauté, je le trouvais terriblement beau.
Qu'est ce que j'ai pu en écrire des trucs sur lui, des textes, des chansons, des fictions, des critiques, des chroniques. Le nombre de fois où j'ai pu en rêver même.
Je ne saurais même pas vraiment pourquoi je ressens le besoin d'en reparler aujourd'hui. Peut être parce que j'écoute L'Incendie en boucle. Peut être parce que je sais que je n'aurais pas de nouvelles avant super longtemps, et aussi qu'il ne répond pas à mes attentes, enfin bon, il ne les connaît pas non plus. C'est un peu de ma faute, je, en fait je ne suis pas assez certaine de ce que je veux, et puis je veux toujours plus, je veux toujours plus que ce que j'ai déjà, même si ce que j'ai, j'en rêvais, je l'ai voulu très longtemps. Et puis au fur et à mesure, c'est arrivé, sauf que maintenant, j'ai peur de flancher, j'ai peur qu'il m'oublie. Ca serait con de s'être donné autant de mal pour le voir s'envoler en fumée comme ça.
J'voulais dire c'est un grand gamin. Et puis même si son rire me fait sourire, son sourire me rendra toujours mal à l'aise. Parce qu'à chaque fois qu'il sourira je me souviendrais de tous ces moments passés à l'épier... Je me sens presque mal à cause de ça, bon j'ai pas fait grand chose non plus.
J'tiendrais ma promesse et tu ne m'oublieras jamais.
Mon cher Mister, en fait t'es comme une oeuvre d'art, une sculpture, à la fois forte, solide et selon moi, très dure à regarder au début, à se faire à ces formes, ce visage froid et puis au fur et à mesure qu'on observe et qu'on se concentre et qu'on connaît toutes ces facettes, on apprend à voir à l'intérieur, et à dégager de ces formes des sentiments, des émotions. J'en tremblerais tellement je frissonne, j'en pleurerais tellement mes yeux me picotent... En fait, je t'ai peut être aimé, un peu trop, dans la démesure, mais c'est fini. Je ne t'aime plus, en fait, c'est bien plus profond. Si on peut trouver plus profond. Enfin c'est "[...]fusionnel. L'un a ses idées et l'autre ses ailes.[...]" c'est un peu quelque chose comme ça. Il a ses idées, et moi mes ailes, quand je me prend à rêver, ça ne finit pas toujours rose...
Enfin bon, après il a eu Lambert, Rémi, Julien, rien de bien important même si le premier m'a fait versé quelques larmes, et puis peut être quelqu'un d'autre si mon coeur ne me jouait pas des tours sans arrêt, et si j'arrêtais de faire ma timide aussi. En fait, on peut pas dire que je sois vraiment timide avec lui, comme si il exorcisait les événements passés. Ca serait tellement cool si ça se passait bien pour une fois... Mais de toute façon, ça ne s'est passé de la même façon à chaque fois, et heureusement d'ailleurs parce que ça finirait par être lassant, non?
Voilà c'était le blues du hum attendez je réfléchis, Jeudi soir, j'en ferais bien une chanson d'ailleurs. Une vrai cette fois ci, vous savez, avec des vraies paroles, une vraie mélodie, des vrais accords au piano. Un truc fabuleux quoi. N'empêche, l'amour c'est vraiment un sujet sur lequel on pourrait s'étendre des heures et des heures.
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